Que vous exerciez déjà ou que vous y aspiriez, peut-être que vous vous demandez parfois comment devenir un bon bibliothécaire ? La question revient souvent, et elle est plus légitime et actuelle que jamais. Parce qu’une bibliothèque n’est plus seulement un lieu où l’on emprunte des livres : elle est devenue un espace de service public, de médiation culturelle, d’accueil, de lien social, d’accès au numérique, parfois même de « refuge ». Être compétent dans ce métier, c’est donc savoir conjuguer une connaissance des collections, une compréhension des publics, une capacité à animer et à organiser, et à adopter une posture relationnelle solide.
Commençons par préciser tout d’abord que le métier s’apprend et se construit dans le temps. On ne “naît” pas bibliothécaire complet dès le premier poste. On se forme, on se perfectionne, on ajuste sa pratique aux publics et aux évolutions du secteur. Et c’est justement ce qui rend la trajectoire intéressante : devenir un bon bibliothécaire ou devenir une bonne bibliothécaire, c’est une progression continue, faite d’expériences, d’observations, d’essais, d’outils, et de formations. Dans cet article de blog, nous allons d’abord explorer les compétences professionnelles qui structurent le métier, puis les savoir-être qui font la différence au quotidien, à l’accueil comme dans les projets.
Les compétences du métier de bibliothécaire
Il existe des bibliothécaires en bibliothèque universitaire, en réseau départemental, dans des structures associatives, des médiathèques rurales, etc. Les missions varient, mais les compétences du métier de bibliothécaire reposent sur un socle commun : comprendre les publics, organiser une offre de ressources, proposer des médiations, et faire vivre un lieu dans de bonnes conditions.
Ce socle se renforce avec le temps, et il s’enrichit par la pratique. Mais la pratique seule peut avoir ses limites : on apprend en faisant, certes, mais on gagne énormément à se former au fur et à mesure de sa carrière. Une formation bien choisie au sein de nos formations pour bibliothécaire et personnel de bibliothèque permet d’actualiser ses méthodes, de gagner du temps, de prendre du recul, et d’acquérir des outils directement applicables.

Maîtriser les collections et la politique documentaire
Une bibliothèque tient en grande partie à la pertinence de son fonds. Savoir choisir, équilibrer, actualiser et valoriser une collection n’est pas une tâche secondaire : c’est une manière de servir un territoire et ses publics. Cette compétence demande à la fois de la culture générale, une veille régulière, une capacité à comprendre les besoins, et une méthode de décision. Les enjeux actuels ajoutent de nouvelles dimensions : la diversité des points de vue, la bibliodiversité, la représentation des publics, la cohérence des acquisitions dans un réseau, et la justification des choix. Quand on se demande comment devenir une bonne bibliothécaire | un bon bibliothécaire, on oublie parfois que la qualité du fonds documentaire est un acte de médiation en soi : elle rend possible la rencontre entre une œuvre et une personne.
Savoir valoriser et mettre en scène des ressources
Avoir un fonds documentaire riche ne suffit pas. Le rendre visible, accessible et désirable est une compétence à part entière. Valoriser, c’est créer des chemins :
- tables thématiques,
- coups de cœur,
- scénographies,
- sélections,
- affichages,
- bibliographies,
- signalétique,
- parcours dans les espaces.
C’est aussi adapter la mise en valeur aux usages : un lecteur pressé n’a pas les mêmes attentes qu’un lecteur explorateur, un adolescent n’a pas les mêmes codes qu’un adulte, un public allophone n’a pas les mêmes repères qu’un public habitué. Cette capacité à “faire parler” les collections est centrale si l’on souhaite devenir une bonne bibliothécaire ou devenir un bon bibliothécaire. Elle transforme la bibliothèque en lieu d’exploration plutôt qu’en simple entrepôt culturel.
Développer des compétences de médiation culturelle
La médiation est l’art de créer des passerelles. Elle relie les collections aux publics, les publics entre eux, la bibliothèque à ses partenaires. Clubs de lecture, ateliers, rencontres, visites, animations jeunesse, actions hors les murs : ces dispositifs donnent une vie au lieu et élargissent l’accès à la culture. La médiation demande de savoir concevoir un format adapté, de préparer, d’animer, d’ajuster. Elle demande aussi de comprendre les publics, leurs freins et leurs motivations. Aujourd’hui, la médiation s’élargit vers des formats innovants, et elle inclut parfois des approches plus sensibles, comme la bibliothérapie, qui utilise la lecture comme outil de mieux-être et de lien, dans un cadre de médiation structuré.
C’est une des raisons pour lesquelles se perfectionner tout au long de sa carrière à la travers la formation professionnelle est si utile : on peut apprendre à animer un club, à proposer des médiations autour de la littérature jeunesse, à accompagner les adolescents dans la lecture, ou à concevoir des ateliers plus spécifiques selon les besoins du territoire.
Renforcer ses compétences d’accueil et de relation au public
On sous-estime souvent l’accueil, alors qu’il structure l’expérience des usagers. Accueillir, ce n’est pas seulement dire bonjour : c’est orienter, expliquer, cadrer, écouter, aider, et parfois désamorcer. C’est aussi protéger l’ambiance du lieu, parce qu’une bibliothèque est un espace partagé. Les situations rencontrées sont très diverses : demandes simples, besoins complexes, publics fragiles, personnes en difficulté avec l’écrit, tensions, incivilités. Se former à l’accueil permet de gagner en sérénité, de trouver des formulations plus justes, et d’adopter une posture professionnelle stable, même dans l’imprévu.
Intégrer le numérique dans ses pratiques professionnelles
On associe parfois les bibliothèques à un monde “hors du numérique”. Pourtant, le numérique fait partie intégrante du métier depuis longtemps : outils de gestion, portails, bases de données, ressources en ligne, accès à distance. Il y a aussi une dimension de médiation numérique, de plus en plus présente : accompagner les publics dans leurs usages, leurs démarches, leurs comptes, leurs réservations, et leur compréhension des outils. Le bibliothécaire devient alors facilitateur, et parfois producteur de contenus : sélections en ligne, newsletters, posts, supports de communication, parcours thématiques, vidéos courtes. Pour devenir une bonne ou un bon bibliothécaire, il est utile de considérer le numérique non comme une concurrence, mais comme une extension des missions : rendre accessible, rendre compréhensible, rendre possible.
Apprendre à piloter des projets et à coopérer
Le métier est de plus en plus “projet”. Réaménager des espaces, développer un nouveau service, construire une action culturelle, créer un partenariat, tester un dispositif numérique, structurer une politique documentaire en réseau : tout cela demande de la méthode. Cadrer, planifier, répartir, communiquer, évaluer, ajuster : ces compétences de pilotage sont précieuses, même sans être “chef de projet” au sens strict. La coopération est tout aussi importante. Un(e) bibliothécaire travaille rarement seul(e) : elle ou il coordonne avec ses collègues, avec des bénévoles, avec des partenaires, avec des services municipaux, avec des associations, avec des écoles. Savoir coopérer, c’est savoir expliquer, écouter, décider, négocier, et garder le cap.
À ce stade, on comprend mieux pourquoi la question comment devenir un bon bibliothécaire ou une bonne bibliothécaire ne peut pas se réduire à une liste de connaissances. Le métier se construit par un ensemble de compétences techniques et relationnelles, et par une capacité à évoluer. C’est aussi pour cela qu’investir dans la formation continue est un choix très rentable : cela évite l’usure, et cela renforce le plaisir de transmettre.
Devenir une bonne bibliothécaire, un bon bibliothécaire : les savoir-être
Si les compétences techniques sont indispensables, elles ne suffisent pas à faire un professionnel “solide” dans la durée. Les bibliothèques sont des lieux humains. Les situations sont parfois sensibles. Les publics sont variés. Les demandes peuvent être floues. Les tensions existent. Dans ce contexte, les savoir-être font souvent la différence entre une bibliothèque vécue comme froide et une bibliothèque vécue comme accueillante. Quand on se demande Comment devenir une bonne bibliothécaire ? ou Comment devenir un bon bibliothécaire ?, on devrait donc aussi se demander : quelle posture je souhaite incarner ? Comment je réagis à l’imprévu ? Comment je prends soin du cadre sans me durcir ? Comment je garde une qualité de relation sans m’épuiser ? Ces savoir-être se travaillent. Ils ne relèvent pas de “caractère”. Ils relèvent d’un apprentissage, d’une attention, et parfois là aussi d’un accompagnement par les formations pour les bibliothécaires.

Cultiver une écoute active et une présence simple
Beaucoup d’usagers ne savent pas formuler précisément ce qu’ils cherchent. Ils arrivent avec une sensation, une envie, un besoin confus. L’écoute active consiste à laisser de l’espace, poser des questions simples, reformuler, valider, et orienter. Cette compétence rend le service plus fluide, et elle évite les malentendus. Une présence simple, c’est aussi la capacité à être disponible sans être envahissant. Certains usagers veulent échanger, d’autres veulent juste une information. Savoir s’ajuster, c’est une forme de finesse professionnelle qui aide réellement à devenir une bonne ou un bon bibliothécaire.
Faire preuve de patience et de pédagogie sans infantiliser
La bibliothèque est un lieu où cohabitent des niveaux très différents de familiarité avec la lecture, le numérique, les codes culturels, et même avec les règles du lieu. Expliquer calmement, répéter si nécessaire, guider pas à pas, tout en respectant la dignité de la personne, est un savoir-être central. La pédagogie sans infantilisation est particulièrement utile dans la médiation numérique, dans l’accueil de publics éloignés de l’écrit, et dans les situations où l’usager se sent déjà “en retard”. En bon(ne) bibliothécaire, on sait que la honte est un frein puissant, et que la bienveillance professionnelle consiste aussi à éviter de la déclencher.
Tenir un cadre clair, avec fermeté et respect
Une bibliothèque est un espace partagé. Pour qu’il reste agréable, il faut un cadre. Or tenir un cadre est parfois inconfortable : rappeler une règle, recadrer un comportement, gérer une incivilité, protéger les autres usagers. Le savoir-être ici, c’est la capacité à être ferme sans être humiliant, et à être constant sans devenir rigide. Un cadre clair sécurise tout le monde, y compris les usagers. Et quand il est tenu avec respect, il renforce la confiance. C’est une compétence relationnelle majeure pour quiconque souhaite pouvoir exercer le métier dans les meilleures conditions.
Développer une posture d’inclusion et d’ouverture
Les bibliothèques accueillent une diversité de publics, y compris des personnes qu’on n’attend pas, ou qui se sentent illégitimes. Une posture d’inclusion consiste à rendre le lieu accessible, à éviter les jugements rapides, à adapter sa communication, à orienter vers des ressources pertinentes, et à reconnaître la diversité des besoins. Cette posture ne signifie pas tout accepter. Elle signifie accueillir, comprendre, orienter, tout en restant dans le rôle de la bibliothèque. Elle implique parfois de travailler avec des partenaires, et de savoir quand passer le relais.
Rester curieux, apprendre, se remettre en question et se protéger
Le métier évolue, les genres littéraires se transforment, les usages numériques changent, les publics se renouvellent. La curiosité professionnelle est donc un savoir-être essentiel. Elle permet d’éviter la routine, de rester pertinent, et de nourrir le plaisir du métier. La remise en question, elle, n’est pas une fragilité. C’est une compétence. Un bibliothécaire qui sait ajuster ses pratiques, améliorer une animation, changer une manière d’accueillir, apprendre un outil, est un bibliothécaire qui grandit.
Enfin et on parle rarement de cet aspect alors qu’il est pourtant déterminant, il faut savoir prendre soin de soi pour durer dans le métier. Travailler au contact du public, gérer des demandes, tenir un cadre, faire face à des tensions, peut user si l’on n’a pas de points d’appui. Prendre soin de soi, c’est savoir poser des limites, s’appuyer sur l’équipe, utiliser des méthodes de régulation, et se former pour ne pas porter seul(e) ce qui doit être partagé. C’est aussi là que la formation continue prend tout son sens : elle aide à retrouver du confort, à renforcer ses pratiques, et à éviter l’épuisement. Autrement dit, se former est un moyen concret d’être efficace sur la durée, et de continuer à exercer avec plaisir.
Comme vous avez pu le constater, entre compétences professionnelles et savoir-être, la bibliothèque est à la fois un lieu de ressources et un lieu de relation. Et c’est en travaillant ces deux dimensions que l’on peut être efficace au quotidien avec son équipe auprès des différents publics et que l’on répond ainsi pleinement à la question (et à travers elle à la volonté qu’elle traduit) comment devenir une bonne bibliothécaire |comment devenir un bon bibliothécaire.