La transformation digitale gagne tous les secteurs d’activité, et le domaine de la formation n’échappe pas à la règle. L’enseignement, à quel niveau que ce soit, est d’ores et déjà en pleine mutation, ce qui nécessite pour les professeurs, formateurs et autres ingénieurs pédagogiques de se former sur le sujet. Si vous êtes dans ce cas de figure, ou que, tout simplement, vous souhaitez vous renseigner sur le digital learning et mieux en comprendre les enjeux, voici une liste de cinq ouvrages récents qui abordent sous des angles variés le vaste – et passionnant ! – sujet du numérique en formation.
À l’ère du digital, notre rapport à l’enseignement et à la formation s’est modifié en profondeur. Les nouvelles technologies permettent à tous ceux qui le souhaitent, où qu’ils se trouvent, d’apprendre à leur rythme sur les sujets qui les passionnent ou qu’ils doivent maîtriser pour être professionnellement performants. Pour désigner cette méthode d’apprentissage relativement récente mais déjà très répandue, on utilise le terme anglais « digital learning » – l’apprentissage numérique. Si nous avons tous une idée plus ou moins aboutie de ce en quoi consiste le digital learning, nous pouvons facilement nous perdre dans le méandre des nouveaux mots et acronymes associés à l’usage des nouvelles technologies en formation. Alors que désigne exactement le digital learning et quels sont ses atouts ? Quelles modalités pédagogiques, quels outils regroupe ce mode d’apprentissage ? Le digital learning est-il synonyme d’e-learning ? Nous tâcherons ici de répondre à ces questions.
Le blended learning, aussi appelé formation mixte ou encore formation hybride, est un dispositif qui allie deux modalités d’apprentissage : l’apprentissage en ligne (e-learning) et le présentiel (cours classiques). L’idée est de maximiser l’impact de la formation, notamment en mobilisant et en stimulant du mieux possible les apprenants, tout en limitant le temps en présentiel qui engendre des coûts pouvant être conséquents. Ce modèle relativement récent semble faire ses preuves puisqu’il se démocratise de plus en plus. Alors quels sont ses avantages concrets ? Y a t-il aussi des inconvénients à utiliser le blended learning ? Faisons le point !
Dès leur plus jeune âge, c’est en jouant que les enfants découvrent le monde et acquièrent de nouvelles connaissances. Les premiers savoirs formels, à l’école, sont d’ailleurs le plus souvent transmis sous une forme ludique. On pourrait penser que cette façon d’utiliser le jeu est l’apanage des petits… Pourtant, de nombreux effets bénéfiques de ce qu’on appelle les « serious games » ont été aussi mis en évidence par les neurosciences chez les adultes. Il existe à ce jour de multiples serious games dans des disciplines variées, et la demande ne cesse d’augmenter.
De nos jours, la notion de compétence et de savoir est omniprésente dans le monde de l’entreprise où elle est particulièrement prisée. Mais au demeurant, sait-on vraiment décrire ce qu’est une compétence ? Sait-on l’analyser ? L’utiliser ?
Depuis les années 1990, dans une optique de clarification, plusieurs solutions à ces interrogations ont été proposées. Cinq approches principales se distinguent, dont celle dite mixte selon laquelle une compétence consiste en des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être, trois processus cognitifs intrinsèquement liés qui sont activés dans le contexte professionnel. En quoi consistent-ils ? Qu’est-ce qui les différencie ? Où se situe la frontière qui les sépare ? Autant de questions auxquelles cet article se propose de répondre.
Le vidéo learning est un format de plus en plus utilisé en formation, et il est très plébiscité des apprenants. Comme son nom l’indique, cette méthode consiste à utiliser la vidéo comme outil d’apprentissage, par exemple pour expliquer un concept ou le faire comprendre au travers d’un cas concret. Parfaitement intégrable aux modules e-learning, la vidéo se veut relativement courte (pour une meilleure mémorisation), et centrée sur une notion précise. Elle contient en général un maximum de visuels et est enrichie par des sons ou de la musique. Comme tous les outils digitaux, le vidéo learning est en constante évolution. Voici un zoom sur les dernières tendances audiovisuelles en formation !
En formation, il existe trois sortes d’ingénierie : l’ingénierie des dispositifs de formation, l’ingénierie de formation et l’ingénierie pédagogique.
Ces ingénieries sont complémentaires dans l’atteinte de l’objectif principal d’un organisme de formation professionnalisant, à savoir former des apprenants compétents.
Intéressons-nous à l’ingénierie de formation, née à la fin des années 1970. Si, depuis qu’il existe, ce concept n’a cessé d’évoluer au gré des travaux de recherches en sciences de l’éducation, sa finalité reste la même : la production de savoirs et de compétences en lien avec les situations professionnelles ou sociales des individus. Voici quelques notions clés à connaître sur le sujet.
La taxonomie de Bloom est un modèle pédagogique mis au point en 1956 par le psychologue Américain Benjamin Bloom avec l’aide d’un certain nombre d’autres universitaires spécialistes de l’éducation. Il s’agit d’un référentiel proposant une classification de l’acquisition des compétences en six niveaux hiérarchiques. En 2001, une révision de cette taxonomie a été proposée par un collectif de psychologues cognitifs, de chercheurs pédagogiques, et de spécialistes des évaluations. En quoi consiste cette actualisation ? Quels en sont les atouts ? Quelques éléments de réponse pour éclairer l’utilisation de ce nouveau modèle didactique.
À l’heure du numérique, les modèles de formation en ligne se multiplient et se redéfinissent continuellement. L’e-learning a notamment pris une place prépondérante dans ce domaine, avec la promesse d’un apprentissage moins rigide dans sa forme, et plus autonome. Mais
l’absence de contact humain qui le caractérise est parfois problématique en ce qu’il isole
l’apprenant et peut ainsi le démotiver. Alors comment faire pour maintenir l’utilisation des
nouvelles technologies – qui permettent notamment à des apprenants géographiquement
très éloignés d’être virtuellement réunis autour d’un même sujet d’étude – tout en évitant
la démobilisation des participants ? Le recours à des classes virtuelles est l’une des réponses
possibles à ce problème. Voyons ensemble ce dont il s’agit, comment ces classes fonctionnent et de quelle manière elles s’intègrent dans le paysage de la formation digitale.
Le terme « COOC » est l’acronyme de Corporate Online Open Courses. Il désigne des formations en ligne (on parle d’e-learning) sur-mesure, dispensées par des entreprises à un nombre restreint de professionnels. Leur objectif principal est de faire connaître une culture d’entreprise et/ou de permettre aux salariés d’acquérir de nouvelles compétences. Moins connu que son cousin le MOOC, le COOC est pourtant de plus en plus plébiscité dans le monde du travail auquel il est parfaitement adapté. Nous verrons dans cet article comment se déroulent ces cours d’un nouveau genre qui n’ont pas fini de faire parler d’eux.