Comment préparer sa voix pour l’enregistrement d’un audioguide ou d’une voix off?

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S’il est primordial pour les musées de proposer à ses visiteurs des appareils audioguides performants, ce que contiennent ces appareils – un script et une voix – a tout autant d’importance. La qualité générale des commentaires audio, en effet, est déterminante pour l’expérience du public. Un soin particulier doit ainsi être apporté à l’enregistrement de ces contenus, ce qui nécessite, entre autres, pour le comédien d’avoir bien préparé sa voix en amont. Voyons ensemble ce qui peut être mis en place dans cette optique.
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Se préparer physiquement pour enregistrer sa voix

On n’y pense pas nécessairement mais la voix, tout comme les autres parties du corps, tire profit d’une bonne hygiène de vie.

Si le corps est fatigué, la voix le sera aussi : la première règle consiste donc à dormir suffisamment dans les jours qui précèdent l’enregistrement, et surtout la veille.

Par ailleurs, il convient d’éviter de s’exposer à la climatisation ou de sortir insuffisamment couvert par temps froid de façon à prévenir tout désordre ORL pouvant affecter les cordes vocales et donc la voix.

Enfin, il est conseillé de ne pas fumer pendant au moins quelques jours avant la prestation (et si possible pas du tout !). Le fait de fumer, en effet, diminue la capacité à conserver l’air et rend la voix plus grave et moins puissante.

S’alimenter et s’hydrater de manière adéquate

Il est important d’arriver à l’enregistrement en s’étant alimenté pour avoir suffisamment d’énergie. Cependant, tous les aliments ne sont pas bons à prendre : certains d’entre eux ont un impact direct sur le larynx et donc sur la voix. Les aliments acides, notamment, peuvent aggraver les reflux œsophagiens qui entraînent enrouement, toux, mal de gorge, voire une inflammation chronique des cordes vocales.

Côté boissons, on conseille d’éviter celles qui contiennent du gaz (qui fragilise également les cordes vocales), tout comme les produits laitiers. En revanche, il est indispensable de boire régulièrement de l’eau à température ambiante qui permet à la voix de ne pas s’assécher.

Échauffer sa voix… mais pas que !

La voix est comme un muscle : elle a besoin de s’échauffer avant d’effectuer un exercice ! Cela permet d’une part d’éviter d’abimer les cordes vocales durant l’enregistrement (celui-ci peut parfois être long et donc demander un effort important), et d’autre part d’améliorer sa performance.

En arrivant à froid, la voix peut en effet manquer de puissance et se fatiguer rapidement. Pour être efficace, l’échauffement n’a pas besoin de durer des heures.

En revanche, il doit englober différentes parties du visage pour faire pleinement effet. On peut par exemple ouvrir grand la bouche, qu’on si l’on baillait, pour étirer son larynx, imiter un grognement de cochon (oui oui !) de façon à ouvrir les résonateurs (les cavités où l’air peut circuler au-dessus des cordes vocales), ou encore répéter un certain nombre de fois des phrases dites de diction, réputées difficiles à prononcer mais pour autant assez amusantes, et qui tonifient les muscles de la langue.

Bien se détendre

Si le stress, par l’adrénaline qu’il génère, peut parfois être un allié lors d’une performance, il est nécessaire de veiller à ce qu’il n’ait pas au contraire de conséquences néfastes, comme par exemple le fait de faire chevroter la voix.

Avant de commencer à enregistrer, il est donc conseillé d’inspirer paisiblement par le nez, sans forcer, de garder l’air inspiré pendant quelques secondes puis de l’expirer par la bouche, et ce à plusieurs reprises. La respiration abdominale est aussi très efficace pour combattre le stress.

À noter que la meilleure façon de garantir sa sérénité reste la préparation en amont, et donc ici la répétition du script.

Enregistrer sa voix

Vous êtes prêt? Passons à l’enregistrement de la voix.

La qualité sonore va influencer votre image il est donc important de soigner votre enregistrement. Il faudra tout d’abord choisir votre matériel: micro-cravate ou micro casque par exemple. Un micro-cravate devra être placer à 20/25 cm de votre bouche. Pour un micro casque 5/10 cm. Il faut trouver la bonne distance afin d’éviter d’enregistrer les bruits de respiration.

Lorsque que vous parlez dans un micro ne retenez pas votre voix, conservez votre niveau normal.

Il est préférable de répéter son texte avant de commencer l’enregistrement. Quelques conseils, privilégiez la position debout et imaginez vous face à votre public.

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